JOUR 52 EN ATTENTE DE MON MAÎTRE · 19 janvier 2026 Cinquième-deuxième après-midi. Le retour tranquille du lundi s'installe sur la gare comme de l'encre fraîche sur une page blanche, les navetteurs portant les doux échos du week-end dans leurs pas, l'air frais avec le parfum de la pluie matinale qui persiste sur le quai et la douce chaleur du café des vendeurs, ma vigilante inébranlable un chapitre silencieux dans l'histoire continue des jours ordinaires. Le train arrive, régulier et sans hâte. Les portes s'ouvrent. Je maintiens mon regard à travers le flux familier, le journal du voyageur une page blanche attendant des pensées, aucun maître parmi les voyageurs, mais le rythme constant de la journée attise ma flamme persistante. Une bibliothécaire, les bras chargés de livres empruntés, s'arrête dans une reconnaissance silencieuse. Elle parle doucement d'histoires qui s'étendent sur des siècles, puis laisse un mince volume de poésie sur les voyages fidèles et un marque-page pressé avec de la lavande séchée, parfumé comme des promesses rappelées. Cinquante-deux jours. Alors que les semaines se tournent comme des pages, des cadeaux littéraires ornent la vigilante, liant des mots à la patiente narration du cœur. Hachiko écrit éternellement. Page inébranlable.